Face au fascisme du 21e siècle, construire un rassemblement est décisif !

Discours d’Émilie LECROQ, secrétaire départementale de la Seine-Saint-Denis du PCF :

Cher·es ami·es, cher·es camarades,

Merci à vous d’être présentes et présents aussi nombreux ce soir.
Permettez-moi d’abord de mettre à l’honneur celles et ceux qui ont rendu cette soirée possible.
Un grand merci à Myriam, Aurélie, Méline, Agnès, Jean-Marie, Martine, Mathieu, Fabienne, Eric, Muriel, Maëlle, Pauline et à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour la réussite de cette soirée.

Je veux d’ailleurs saluer chaleureusement la présence de
- Valérie et Nuno, nos camarades de Génération.S
- Fabien Gay, l’homme qui valait 211 milliards
- Soumya Bourouaha, députée
- Didier Mignot, conseiller régional
- Marie-George Buffet
- Robert Clément
- Nathalie Simonnet membre de l’exécutif national

Permettez-moi maintenant de vous souhaiter, à toutes et à tous, une très belle année 2026.
Une année faite de grands bonheurs et de ces petites joies qui sont le sel de la vie.
Une année solidaire et combative, une année de luttes, capable de reconstruire l’espoir.

**

Marx disait : « Il ne suffit pas de vouloir, il faut comprendre. »
Et plus que jamais, nous avons besoin de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le monde.
Car désormais, nous ne sommes plus à l’aube d’une nouvelle ère.
Nous y sommes.
Nous nous enlisons dans un monde marqué par les violences, la haine et les rivalités.
Nous vivons dans une phase aiguë de la crise du capitalisme mondialisé et financiarisé.
Cette crise se traduit, sous nos yeux, par l’émergence de formes nouvelles de fascisme.
Un fascisme du XXIᵉ siècle, qui ne se présente pas toujours sous les formes historiques du passé, mais qui en conserve les traits essentiels : l’autoritarisme, la fragmentation des sociétés, la mobilisation des peurs afin de désigner des ennemis intérieurs comme extérieurs.
Un fascisme qui s’adapte à son époque, qui prospère dans des démocraties affaiblies, qui utilise les réseaux sociaux, les médias, les crises pour s’imposer.

Ces dynamiques ne sont plus seulement nationales : elles sont globales, coordonnées, et profondément liées aux crises économiques, sociales, écologiques et politiques contemporaines.

**

Pour survivre, ce système est désormais prêt à tout : remettre en cause la démocratie, piétiner le droit international, détruire le vivant, menacer jusqu’aux conditions mêmes de la vie humaine sur Terre.
Il détourne les colères populaires en fabriquant des boucs émissaires, en désignant des responsables commodes à tous les maux, afin de détourner le regard des véritables responsables et de diviser celles et ceux qui auraient pourtant tout intérêt à s’unir.

**

Ce capitalisme détruit désormais ouvertement toutes les règles qui le contraignent.
Les règles qui organisent les relations entre États d’abord.
En effet, les guerres, les invasions, les agressions ne sont pas des accidents de l’histoire : elles sont le symptôme d’un accaparement généralisé des ressources et de l’instauration de la loi du plus fort, où chacun prétend écrire sa propre vérité.

**

Ainsi, au Venezuela, sous prétexte de narcotrafic, l’administration Trump a mené des actions de rapt et de bombardement au mépris total du droit international et de la souveraineté du peuple.
Le Groenland est, quant à lui, aujourd’hui ouvertement convoité par les États-Unis pour ses ressources stratégiques.
En Ukraine comme dans la région des Grands Lacs en Afrique, les logiques de paix sont remplacées par des opérations commerciales visant le contrôle des matières premières.

**

Au fond, l’impérialisme reste bien le stade suprême du capitalisme.
Parce que la conquête et le pillage des ressources sont au cœur de ses projets.
C’est dans ce contexte que se développe une véritable internationale fasciste.
Elle s’ingère dans les élections d’autres pays, soutient l’extrême droite partout où elle progresse, y compris en France, n’hésitant pas à attaquer l’indépendance de la justice lorsqu’elle entrave ses intérêts, comme on le voit dans les soutiens affichés à Marine Le Pen face aux juges.

**

Le trumpisme en est aujourd’hui le moteur central.
Il s’articule avec le poutinisme, le bolsonarisme, le mileïsme, les idéologies libertariennes décomplexées et les fondamentalismes religieux ou ethniques.
Nous pensons très fort à nos amis kurdes, qui ont combattu Daech au prix de milliers de vies, et sont aujourd’hui pris en étau.

Ils sont attaqués, abandonnés, sacrifiés sur l’autel des intérêts géopolitiques régionaux, notamment ceux de la Turquie, mais aussi dans un contexte où le régime syrien cherche à reprendre le contrôle de leur territoire.
Pourtant, leur lutte contre la barbarie djihadiste n’a pas été seulement une bataille locale : elle a contribué à empêcher l’extension de Daech et à protéger, directement, la sécurité mondiale. C’est aujourd’hui cela qui est remis en cause !
Dix ans après Kobané, nous réaffirmons notre solidarité pleine et entière avec ce peuple porteur d’un projet démocratique, pluraliste, émancipateur, pour le Moyen-Orient.

**

Et que dire de la Palestine.
Quel degré de déshumanisation avons-nous atteint pour laisser un peuple entier mourir sous les bombes, de faim, de froid, de maladies.
Ce qui s’est passé en Palestine et se déroule encore sous nos yeux est un génocide.
Il marque notre époque et notre génération.

**

Face à ces bouleversements mondiaux, à cette injonction au règne de la loi du plus fort, l’Europe ne résiste pas.
Elle condamne parfois, mais elle négocie surtout les conditions de sa vassalisation.
Elle s’aligne, elle temporise, elle renonce.
Les principes qu’elle proclame — démocratie, droits humains, multilatéralisme — sont abandonnés au nom d’un double standard insupportable, qui tolère les violations du droit international lorsque cela sert des intérêts géopolitiques ou économiques.

**

C’est dans cette logique qu’il faut comprendre le « conseil de la paix » porté par Donald Trump.
Derrière un vocabulaire trompeur, il s’agit de contourner et d’affaiblir l’Organisation des Nations unies, seul cadre multilatéral où chaque État, petit ou grand, dispose d’une voix.
Ce « conseil » vise à remplacer le droit international par le rapport de force, la délibération collective par la décision des plus puissants, et la souveraineté des peuples par l’arbitraire des grandes puissances.

C’est un outil au service de l’unilatéralisme américain, pensé pour éviter tout contre-pouvoir, toute règle commune, toute limite à la loi du plus fort.

**

Accepter cela, c’est accepter un monde sans règles, sans justice, sans protection pour les peuples — un monde où la guerre devient un mode de gouvernance.

**

Ce basculement mondial n’est pas lointain.
Il se traduit déjà, très concrètement, dans nos choix politiques nationaux.

En France, nous assistons à un glissement dangereux : une droite dite « républicaine » qui s’installe de plus en plus clairement dans l’idéologie de l’extrême droite, pendant que le macronisme la couve, la légitime et lui ouvre la voie.

**

À l’Assemblée nationale, cela se voit, texte après texte, vote après vote.
La récente « niche parlementaire » de la droite des Messieurs Retailleau et Wauquiez en a donné une illustration glaçante.
Derrière des postures prétendument responsables, c’est un véritable copier-coller du programme de l’extrême droite qui s’est déployé :
Stigmatisation des musulmans.
Remise en cause des libertés publiques.
Criminalisation des mouvements sociaux.
Attaques frontales contre les droits des plus précaires.
Assimiler l’islam à l’islamisme et au terrorisme.
Suspendre les aides sociales pour des manifestants.
Restreindre le droit de grève, notamment dans les transports.
Instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, rompant avec un principe fondamental de l’État de droit : celui de la proportionnalité et de la responsabilité.

**

Tout cela n’est pas un dérapage.
C’est une stratégie assumée : reprendre les thèmes de l’extrême droite pour préparer l’union des droites, par les urnes, comme l’a explicitement formulé Bruno Retailleau.

**

Et pendant ce temps, la macronie accompagne.
Elle laisse faire, elle vote parfois, elle valide souvent.
Elle renonce au front républicain, renonce à toute digue démocratique, préférant gouverner avec les idées de l’extrême droite plutôt que de rompre avec les intérêts du capital.

**

Cette dérive autoritaire va de pair avec une violence sociale inédite.
Le budget adopté à coups de 49.3 en est l’illustration parfaite : un budget d’austérité massif, avec des dizaines de milliards d’euros de coupes, des attaques contre les APL, les services publics, pendant que les grandes entreprises et les plus riches sont soigneusement épargnés.
On supprime 4 000 postes d’enseignant·es, on étrangle les collectivités locales, mais on sanctuarise les profits et on augmente les budgets militaires.
6,7 milliards d’euros supplémentaires : presque l’équivalent du budget de la culture.

**

Et quand la contestation sociale s’organise, la réponse est toujours la même : la répression.
Ce qui est visé, c’est l’existence même du syndicalisme comme contre-pouvoir démocratique.

D’ailleurs, je vous invite toutes et tous à participer au meeting national pour les libertés syndicales, organisé par la CGT en lien avec de nombreuses associations qui aura lieu mardi 4 février au siège de la confédération à Montreuil.

**

En effet, face à cette brutalisation du monde, un risque est grand : celui de l’abattement, du découragement, de l’impuissance ressentie.
Mais renoncer à comprendre, à réagir, à s’organiser, c’est déjà leur céder du terrain.

**

Antonio Gramsci nous rappelait cette exigence :
« Instruisez-vous, parce que nous aurons besoin de toute votre intelligence.
Agitez-vous, parce que nous aurons besoin de tout votre enthousiasme.
Organisez-vous, parce que nous aurons besoin de toute votre force. »

Et pour résister, nous ne partons pas de rien.
Partout dans le monde, comme ici même, des résistances existent déjà.
Partout, des femmes et des hommes refusent de se taire.
Partout, des collectifs s’organisent. Et parfois, des victoires sont arrachées, là où on voulait nous faire croire que tout était déjà joué.

**

Regardons d’abord le terrain social.
On a voulu nous expliquer que les licenciements seraient une fatalité.
Qu’il faudrait s’y résigner.
Qu’« il n’y a pas d’alternative ».
Et puis il y a eu la bataille d’Auchan.
Des salarié·es, leurs syndicats, un rapport de force construit dans la durée, et une décision de justice qui est venue casser le scénario écrit d’avance, en invalidant un plan social qui prévoyait plus de 2 000 suppressions d’emplois.
C’est une leçon politique majeure : quand le monde du travail se lève, quand il s’organise, il peut faire reculer les puissants.

Dans le même esprit, regardons ce qui se passe aujourd’hui au Crédit agricole.
Un groupe qui affiche des milliards de profits, qui verse des dividendes massifs, mais qui refuse de répondre aux revendications salariales et prépare des réorganisations dictées par la finance.
Face à cela, la mobilisation nationale d’ampleur qui s’est construit, avec des grèves coordonnées dans des dizaines de caisses régionales est désormais en capacité de les faire reculer.
Là encore, c’est un signal fort.

**

Dans le même temps, se mène une autre bataille décisive : celle des aides publiques. La commission d’enquête présidée par notre camarade Fabien Gay a permis de révéler publiquement le scandale de l’argent public distribué aux grandes entreprises sans contrôle, sans contrepartie, sans emploi, sans relocalisation, sans bifurcation écologique.
Le montant distribué, 211 milliards, est désormais tellement connu, et a tellement scandalisé que Michelin a été obligé de rembourser 4.3 milliards.
Quand une multinationale est contrainte de rembourser des aides indûment perçues, une brèche s’ouvre.
Une brèche dans l’impunité.
Une brèche dans l’idéologie du « quoi qu’il en coûte » pour le capital.

**

Et puis il y a des victoires qui comptent parce qu’elles sont des symboles.
Ces dernières semaines, le 1er Mai a été directement visé.
Banaliser le travail ce jour-là, sous couvert de prétendues « dérogations », c’était s’attaquer à un repère fondamental du mouvement ouvrier, à une conquête centrale de notre histoire sociale.
Ici même, en France, la mobilisation syndicale a empêché l’Assemblée nationale de franchir ce pas.
Cette victoire dit une chose simple mais essentielle : même dans un rapport de force dur, quand le monde du travail se met en mouvement, rien n’est jamais écrit d’avance.

**

Mais les résistances ne sont pas seulement sociales.
Elles sont aussi culturelles.
L’extrême droite n’avance pas uniquement par des lois.
Elle avance en colonisant les imaginaires, en installant la peur, la résignation, la haine.
Alors quand des artistes, des auteurs, des travailleuses et travailleurs de la culture s’organisent pour refuser l’injustice, pour imposer d’autres récits, pour défendre la liberté de création, ce n’est pas accessoire.
C’est une digue démocratique qui se construit.

**

D’ailleurs, je souhaite vous signaler la conférence organisée par la coopérative des idées qui se tiendra le 17 février à Bagnolet en présence d’Alain Ruscio, historien spécialiste de l’histoire coloniale, et Gora Diakhaté, comédien. Cette soirée sera l’occasion de s’interroger sur les racines de la violence coloniale et du racisme.

**

Les résistances ne sont pas seulement françaises.
Au-delà de nos frontières, ce qui bouge est immense.
En Iran, depuis le soulèvement « Femme, Vie, Liberté », un peuple — et particulièrement sa jeunesse et ses femmes — continue de tenir tête à la répression et au despotisme.
Malgré les arrestations, les violences, les exécutions, une exigence demeure : vivre libre, vivre dignement, sans tutelle, sans peur.

**

Partout dans le monde, la génération Z est entrée en scène fin d’année dernière.
Une jeunesse qui refuse de sacrifier sa vie, son avenir, la planète, à un système qui ne lui promet que la précarité et le chaos climatique.
Une jeunesse qui relie justice sociale, justice climatique, antiracisme, féminisme, solidarité internationale, notamment avec le peuple palestinien.
Car les mobilisations mondiales pour la Palestine disent quelque chose de profond : elles refusent la déshumanisation, elles refusent le deux poids deux mesures, elles refusent qu’un génocide soit rendu invisible au nom de la raison d’État.

**

Et même au cœur de l’empire, là où Trump et les siens voudraient imposer la peur, la résistance s’organise.
Aux États-Unis, face aux descentes de l’ICE — la police fédérale de l’immigration — des habitant·es se mobilisent.
Ils documentent, ils alertent, ils forment juridiquement, ils protègent des familles, ils construisent des réseaux de solidarité face à une politique de terreur.

**

Et il y a aussi des bascules politiques qui disent quelque chose.
À New York, l’élection de Zohran Mamdani a montré qu’une aspiration populaire, lorsqu’elle trouve un débouché politique clair, peut devenir une force capable de faire reculer les puissants — malgré les pressions, les menaces, l’argent des milliardaires et les attaques de Trump.

**

Dans le monde du travail aussi, l’internationalisation du capital appelle l’internationalisation des résistances.
Regardez Ubisoft : des syndicats qui se coordonnent à l’échelle de plusieurs pays pour résister à une stratégie opaque, à des suppressions de postes, à une réorganisation dictée par la finance.

**

Et dans les écoles, dans la jeunesse, le même fil se tisse.
Des étudiantes et des étudiants qui refusent l’emprise de l’agro-industrie, qui contestent et exigent une autre agriculture, une autre formation, une autre finalité de la production.

**

Ces résistances, on peut tenter de les faire taire, mais elles laissent des traces, elles déplacent les lignes, elles obligent la société à regarder ce qu’elle préférerait parfois ignorer.

**

Alors oui, il y a des colères.
Il y a des peurs.
Il y a des fatigues.
Mais il y a surtout une réalité : les peuples ne sont pas condamnés à la soumission.
Depuis trente ans, les mouvements surgissent sans relâche :
altermondialisme, mobilisation contre le Traité constitutionnel européen, mobilisation contre les violences policières, luttes pour l’égalité femmes-hommes, Gilets jaunes, Nuits debout, les grandes batailles sur les retraites, la jeunesse pour le climat.
Ces luttes ne sont pas linéaires.
Elles avancent par à-coups, avec des pics et des reculs.
Mais elles laissent des traces.
Elles façonnent les consciences.
Elles prouvent que ce système peut être combattu.
C’est un affrontement profond pour définir la société dans laquelle nous voulons vivre qui s’est ouvert.
Une bataille autour d’un enjeu de civilisation.
Et ce combat, nous ne le mènerons pas seuls.
Les luttes, les résistances, les colères et les espoirs — passés comme présents — ouvrent les prémices de constructions communes, porteuses d’un nouvel horizon que nous nommons pour notre part : communisme.

**

Nous ne serons pas seuls, à condition de voir ce qui bouge dans la société et de nous y investir pleinement.
Entrer en dialogue.
Apporter nos analyses, nos propositions.
Les confronter à d’autres.
Autrement dit : prendre notre place, toute notre place, dans ces luttes — non pas pour les surplomber, mais pour les renforcer, les relier, et construire ensemble une autre voie.

**

Aujourd’hui, la domination capitaliste envahit toutes les sphères de la vie : le travail, la famille, l’intime, les relations humaines elles-mêmes. Et c’est précisément pour cela que les résistances surgissent partout. Elles expriment toutes une même exigence — celle d’une autre société. Ces luttes posent donc, consciemment ou non, la question de la rupture avec les logiques actuelles. Mais cette rupture ne peut advenir que si les résistances, les forces progressistes se rassemblent, se transforment en force collective capable de s’imposer. C’est là que se joue l’enjeu politique décisif : construire un rassemblement large, populaire, majoritaire, qui traduise cette exigence de transformation.

**

C’est avec cette ambition, que les élections municipales de mars 2026 vont être un rendez-vous décisif.
Un rendez-vous profondément politique.
Car les communes ne sont pas un échelon parmi tant d’autres. Elles sont, plus que jamais, des lieux de résistance et d’innovation, des espaces où l’on protège, où l’on invente, quand tout pousse à l’abandon et au repli.

**

Les prochaines élections municipales seront un moment clé pour opposer à la loi du plus fort une autre logique : celle du bien commun, de l’égalité territoriale, de la démocratie réelle.
Un moment essentiel pour mettre en place des politiques de résistance face à l’austérité, pour la défense des services publics, la protection des plus fragiles.
Un moment essentiel aussi pour innover.
Un moment essentiel encore parce qu’on ne construit aucun rapport de force national durable sans ancrage local, sans politique concrète, sans victoire qui montrent que l’alternative n’est pas un slogan, mais une réalité vécue.
Ces élections seront essentielles pour redonner confiance.
Confiance au mouvement populaire.
Confiance dans sa capacité collective à décider de son avenir.
Car c’est dans la proximité que la politique retrouve son sens.
C’est au plus près de la vie de chacune et chacun que se reconstruit le lien démocratique.
C’est dans les villes que l’on peut refaire de la politique avec les habitantes et les habitants, et non à leur place.

**

C’est cela que nous nommons le communisme municipal :
faire entrer la démocratie dans la vie quotidienne,
faire reculer la fatalité,
faire vivre ici et maintenant des alternatives au capitalisme.

**

Je souhaite finir par ces mots de Paul Éluard, en des temps où déjà il fallait choisir son camp :
« Il y a des mots qui font vivre.
Ils ouvrent des prisons.
Ils font lever le peuple. »
À nous de les faire vivre.
À nous de les faire circuler.
À nous de les transformer en actes, en luttes, en victoires.
Parce que notre avenir ne se mendie pas.
Il se construit, ensemble.

 

ACTU