Dès 1946, la France a inscrit l'égalité de genre comme principe constitutionnel dans le préambule de la constitution.
L’égalité n’est pas une option. Elle est un droit.
Il a fallu pourtant attendre quelques décennies avant d’obtenir l’inscription de l’IVG dans la constitution. Si cette victoire est fondamentale, elle nous montre combien « le temps des droits des femmes » est long et qu’il doit se mener à tous les niveaux.
Les femmes représentent près de la moitié de l’humanité. Elles sont présentes dans les hôpitaux, les écoles, les foyers, dans l’espace public, dans les entreprises, les services publics sans accéder aux mêmes droits ni aux mêmes possibilités que les hommes.
Le patriarcat et le sexisme, fondements de nombreuses sociétés, engendrent des violences systémiques envers les femmes. Ces violences quotidiennes — qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles — ne sont pas des incidents isolés, mais bien les manifestations d’un système de domination profondément enraciné.
C’est l’origine même de l’engagement de notre département de la Seine-Saint-Denis depuis plus de 20 ans pour que la lutte contre les violences faites aux femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes soient de réelles priorités.
Une lutte qui doit se poursuivre avec encore une grande marge de progression tant il y a de choses à déconstruire dans nos pratiques, dans nos pensées, dans nos sociétés pour que les femmes soient mieux reconnues.
Au département, cela s’est notamment traduit par l’obtention d’une double labellisation AFNOR, axe majeur du déploiement transverse des politiques publiques en faveur de l’égalité femmes hommes véritable enjeu sociétal, démocratique et humain.
Mais nous pouvons aller plus loin si le gouvernement augmente le budget pour les droits des femmes et contre les violences aux femmes. Les aides aux associations doivent être pérennisées et augmenter.
Le 22 novembre, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences sexistes, sexuelles et de genre, nous devons être nombreuses et nombreux dans la rue contre les féminicides, les violences patriarcales, sociales et la destruction des services publics qui impacte encore plus fortement les femmes, comme les guerres, les génocides et la montée de l’extrême droite, partout dans le monde.
